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  • # 8 – Comment vous identifiez-vous à votre personnage ?

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    Pourquoi changer semble si difficile ? Qu’est-ce qui explique notre résistance au changement ?

    Dans l’enfance, nous avons vécu toutes sortes d’expériences heureuses et douloureuses. Dans cette période de construction, nous avons pris personnellement, en positif et en négatif, des remarques, des critiques, des attitudes, des gestes, dont voici quelques exemples :

    • Des remarques telles que « Tu es brave, gentil, bon à rien, nul, etc. » pourraient être retenues comme : « C’est vrai, je suis brave, gentil, bon à rien, nul, etc. »
    • Le premier rejet d’une fille peut se traduire par : « Je ne suis pas à la hauteur avec les filles.»
    • La/les premières mauvaises notes scolaires peuvent nous imprimer par : « Je suis nul à l’école. ».
    • « Tu t’en sortiras toujours» peut sembler une phrase positive mais l’enfant, par loyauté envers son parent, surtout si celui-ci est décédé, peut inconsciemment se mettre toujours en situation déséquilibrée, en galère pour pouvoir « s’en sortir ».
    • Montrer une préférence pour un enfant par rapport à un autre peut être vécu comme : « Je ne mérite pas d’être aimé. »
    • Dénigrer l’enfant en public peut être pris comme : « Je ne vaux rien.»

    Très souvent, nous avons tendance à retenir plus aisément les événements vécus négativement* que positivement. Dès lors, nous avons créé notre personnage, bâti notre identité autour de ces actes marquants. Adultes, nous sommes devenus des « victimes-héros-survivants » de notre vie. Héroïques et fiers d’avoir pu survivre aux drames, aux épreuves mais avec le sentiment de victimisation d’avoir eu à subir tout cela, sans avoir rien demandé.

    Plus le sentiment de fierté est élevé, plus l’identification à notre personnage va être forte d’avoir tant souffert mais d’être toujours là aujourd’hui.

    Même si notre personnage comporte plusieurs facettes, nous privilégions nourrir certains traits, voire troubles de personnalité, plus que d’autres. Si, par exemple, nous aimons nous reconnaître comme étant entre autres fiables, responsables, sérieux, travailleurs, nous délimitons ainsi notre cadre de fonctionnement favori. A partir de ce filtre-là, à la moindre occasion, nous allons sélectionner les informations, attirer à nous les expériences qui vont nous permettre d’avoir raison, qui vont nous confirmer que nous sommes en effet fiables, responsables, sérieux, travailleurs.

    Inconsciemment, nous avons édifié notre propre prison. Nous nous enfermons dans des comportements, des croyances, des convictions, des programmations pour rester fidèles à cette perception que nous voulons donner à notre entourage ou que nous pensons que notre entourage attend de nous.

    Quand nous nous trouvons dans une situation où aucun choix ne semble possible, nous nous sentons acculés, pris au piège, prisonniers. En nous nous complaisant dans ce personnage qui est habitué ou s’impose inconsciemment une façon d’être, nous nous maintenons en captivité.

    En effet, il est éreintant de devoir constamment rester fiable, responsable, sérieux et travailleur, n’est-ce-pas ?

    Malheureux dans cette position, nous souhaiterions changer, faire autrement. Oui, mais comment ? Qui sommes-nous si nous modifions cet aspect de nous-même ? Quelle sera notre identité si nous lâchons cette partie de nous qui a tant souffert mais qui a fièrement survécu ? Que nous réserve l’inconnu si nous abandonnons cette part ? Qui sommes-nous si nous cessons d’être fiables, responsables, sérieux et travailleurs ?

    Ces innombrables questionnements font émerger des peurs, des croyances limitantes, des pensées négatives, toutes contrôlées par l’égo, qui nous maintiennent dans l’inertie, la résistance au changement (cf. les articles sur les peurs et l’égo). Cela peut s’avérer encore plus difficile de faire autrement quand nous avons réussi socialement, professionnellement et/ou si nous sommes considérés comme « intellectuellement brillants ».

    Nous ne pouvons changer, nous libérer si nous ne nous offrons aucune alternative. Sans le réaliser jusque-là, nous nous sommes refusés la possibilité d’être heureux, d’être libres d’exprimer qui nous avons envie d’être à chaque instant. De pouvoir, d’un moment à l’autre, d’un jour à l’autre, laisser nos autres facettes s’exprimer sans contrainte, selon l’envie présente, la situation, d’être « défaillants, irresponsables, désinvoltes, oisifs » mais en conscience.

    Pour sortir de ce cloisonnement, il s’agit vraiment de nous autoriser à nous affranchir de nos autolimitations. Par conséquent, au lieu d’agir inconsciemment sur une pulsion intérieure ou une pression extérieure, nous agissons enfin d’une manière bien précise, décidée, en toute connaissance de cause, en toute confiance, en toute légitimité. Nous ressentons simplement que, maintenant, être ou agir de la sorte résonne juste, aligné avec nous-même, dans cette circonstance-là.

    Une fois que nous nous sommes donnés toute cette latitude d’options, le changement peut s’opérer. Nous pouvons sortir de nos propres carcans, de notre propre enfermement. Sans cette permission, nous ne pouvons concevoir de lâcher notre identité.

    Avec cette liberté consentie, nous nous réapproprions notre libre-arbitre, notre souveraineté**. Nous pouvons réaliser à quel point la liberté financière, par exemple, qui nous tient tant à cœur ne représente qu’une infime expression de cette liberté ultime. Ainsi, nous accédons au champ de toutes les possibilités pour incarner toutes les sous-personnalités*** de notre personnage, pour vivre et manifester ce que nous souhaitons de manière illimitée, à la hauteur de notre puissance personnelle.

    Alors, au vu de cette lecture, comment désirez-vous vous identifier maintenant ?

     

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    * J’expliquerais ce penchant à retenir plus facilement le négatif par l’instinct ancestral, lié à l’égo, qu’il nous fallait ressentir assez fortement le négatif pour être capables de réagir et fuir devant nos prédateurs. Aujourd’hui, les conditions de vie, l’environnement et les risques liés à la survie sont très éloignés de cette époque. Cependant, ce réflexe primitif demeure.

    ** Je partage cette vision sur la souveraineté : http://www.huna.org/html/Souverainete%20Personnelle.pdf

    *** cela peut être l’homme d’affaires, le clown, le sage, le timide, le leader, l’intello, etc.

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